Biographie

Carrière 

 

Depuis le Conservatoire Jean-Pierre Bouvier a joué presque tous les grands rôles du répertoire classique français (Don Juan, Ruy Blas, Lorenzaccio…) il a été le Rodrigue du “Cid” et le Rodrigue du “Soulier de Satin (mise en scène Jean Louis Barrault), il a travaillé sous la houlette de metteurs en scènes de sensibilité et d’esthétique très diverses (Simone Benmussa, Jean-Laurent Cochet, Raymond Gérôme, Jacques Kraemer, Jean Paul Lucet, Jean Pierre Miquel, Françoise Seigner…) passant avec souplesse et flamboyance de Diderot à Françoise Dorin, de Hugo à Rostand, de Molière à Lou Andréas Salomé, sans oublier le répertoire anglo-saxon contemporain (”Good” de C.P. Taylor, “Un bon patriote” de John Osborne…) qu’il affectionne tout particulièrementSouvent, de plus en plus, c’est lui qui met en scène. Avec finesse et discrétion. Homme orchestre, mais non touche à tout, il a été successivement ou simultanément comédien (de théâtre, de cinéma, de télévision), metteur en scène (de théâtre), directeur du Festival de Sète de 85 à 87, enseignant (à l’école nationale de la rue Blanche de 92 à 95).

 

Mais, malgré des prestations brillantes et remarquées au cinéma (”Ma Saison Préférée” d’André Téchiné) ou à la télévision (”les grandes marées”, “les yeux d’Hélène”, de Jean Sagols où il interpréta avec maestria, tel Jeremy Irons dans “Faux semblants”, deux frères jumeaux), le centre de gravité, le poumon, le lieu où il se ressource, c’est le plateau de théâtre. Son rôle le plus marquant, dans les années récentes est sans doute celui de “Cyrano” au théâtre des Célestins, où il put déployer toute une palette de couleurs affectives; humour, émotion, élégance, pudeur, sincérité dans une composition d’une grande virtuosité humble et d’une belle sensibilité, sans une once de complaisance histrionique ou de faux panache.

 

Car les plus grandes qualités peut être de celui dont le talent d’acteur fut si tôt reconnu (Prix Gérard Philippe, pensionnaire à la Comédie Française en 89/90) sont la sobriété et la justesse au service de la simple humanité des personnages.

 

 

Jean-Michel DEPRATS (Molière 1996. Meilleur adaptateur d’une pièce étrangère)

 

 


Témoignages 

De Jean Marais à Francis Huster…

Lettre de Jean MaraisTémoignage de Francis HusterÂ